Cancer et prise de poids, quelles sont les conséquences?

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cancer et poids

cancer et poids

Parmi les problèmes qui se posent après un cancer du sein, figure la prise de poids. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les femmes ayant eu un cancer du sein prennent en moyenne 2.5 à 4kg en un an, d’autant plus si elles ont suivi une chimiothérapie. Chez certaines femmes, cette augmentation du poids peut atteindre jusqu’à 12 kg. On constate par ailleurs que les femmes obèses ont plus souvent de récidives du cancer que les plus minces.

Quelles sont les causes de cette prise de poids
?
La chimiothérapie est un facteur favorisant la prise de poids. Plus précisément, la chimiothérapie tend à augmenter la masse grasse et à baisser légèrement la masse maigre. Le stress et l’angoisse que génèrent le cancer et la prise en charge, peuvent entraîner des modifications du comportement alimentaire et un surpoids. L’âge joue également un rôle car avec le temps le métabolisme de base diminue et les besoins énergétiques avec. C’est ainsi que l’on tend naturellement à prendre du poids avec l’âge, ce qui est particulièrement visible entre 50 et 60 ans. La fatigue et la dépression, quasi inévitables chez les personnes malades, s’accompagnent logiquement d’une baisse de l’activité physique. La ménopause non traitée (le traitement hormonal est contre-indiqué en cas de cancer du sein) et la carence en Œstrogènes favorisent la localisation de la masse grasse sur le ventre et le haut du corps. Enfin, les thérapies hormonales adjuvantes (les anti-aromatases) qui, administrées durant plusieurs années à l’issue de la chirurgie, de la chimiothérapie et/ou de la radiothérapie, sont à l’origine d’une grande fatigue et de douleurs articulaires non favorables à l’activité physique et propices à la prise de poids.

Comment expliquer l’influence du poids sur le pronostic du cancer du sein ?
Il est probable que cette relation s’explique par l’augmentation de la sécrétion de l’insuline, inhérente au surpoids. Un facteur de croissance nommé IGF-1 interviendrait également en stimulant les cellules malignes. Parallèlement, l’excès de tissus adipeux (graisseux) entraîne une production élevée d’Œstrogènes, hormones stimulant la prolifération des cellules cancéreuses. Ainsi, les femmes obèses, même si elles sont ménopausées, présentent des taux d’estrogènes circulants plus élevés que les femmes sans surpoids. C’est un des mécanismes de l’augmentation du risque de décès et du risque de récidives.

Comment y remédier ?
Il faut réduire les apports journaliers globaux, réduire la part des graisses, augmenter la quantité de fruits et légumes et pratiquer une activité physique régulière (3 à 5 heures de sport par semaine). On retiendra que la chimiothérapie tend à faire prendre du poids, qu’il est bénéfique de veiller à contrer ce phénomène, sans pour autant devoir adhérer à un régime drastique.
Faite vous aider et consulter une nutritionniste qui vous aidera à réguler votre alimentation sans avoir l’impression de vous priver.

Source :
www.e-sante.fr
Journal of Clinical oncology

 

Article publié le 07/05/2013
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