Cancer et fertilité

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Certains traitements du cancer peuvent induire une baisse de la fertilité, voire une stérilité. Il peut donc être envisagé, selon les cas, une prise en charge spécifique de « préservation de la fertilité » pour les patients atteints de cancer.
« Seulement 13 % des femmes de moins de 35 ans auront une grossesse spontanée après leur traitement du cancer »,  précise le Docteur Brigitte Raccah-Tebeka. Pour les autres, il existe des solutions.
Les médecins privilégient dans un premier temps le fait de tomber enceinte naturellement après un cancer. Si les chances sont minces, ils proposent des solutions au cas par cas, après avoir fait un bilan de fertilité, avoir eu l’accord de l’oncologue, en fonction de l’âge de la patiente, de la dose, du mode d’administration et de la durée des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie.

La congélation d’ovocytes ou d’embryons
La stimulation ovarienne en vue de la congélation d’embryons ou d’ovocytes est à manier avec précaution, notamment dans les cas de cancers du sein, du fait de l’hyperoestradiolémie engendrée, même si celle-ci est de courte durée (cinq jours). Elle n’est pas adaptée quand le traitement doit commencer en urgence.

Grâce au prélèvement d’ovocytes, tout de suite fécondés par les spermatozoïdes du père, l’embryon obtenu peut être congelé, avec de réelles chances de réussite. Il est également possible de prélever des ovocytes et de les congeler non fécondés. Le premier bébé « venu du froid » est né dans le service du Pr Jean-Philippe Wolf, à l’hôpital Cochin, en 2012.

La cryopréservation ovarienne
Le prélèvement de tissu ovarien est réalisé avant le début de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. Il est ensuite congelé, dans l’attente d’une éventuelle greffe sur la patiente guérie de son cancer.  Une vingtaine d’enfants dans le monde sont nées grâce à cette technique mais elle doit être réalisée avec grande prudence au vu du risque de réintroduction de la maladie.

Si vous avez pu mettre des gamètes ou du tissu ovarien de côté, il sera possible de vous les réimplanter et/ou d’avoir recours à une fécondation in vitro. Si votre capital ovarien est trop bas, il excite des dons d’ovocytes. Les ovules, qui proviennent de femmes suivant un traitement de fécondation in vitro, ils seront fécondés par le sperme du conjoint et réimplantés.

 Sources :
www.rosemagazine.fr
www.thermes-larocheposay.fr

Article publié le 05/11/2015
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