Socio-esthéticienne, un métier qui vous veut du bien !

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socio esthéticienne

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Régulièrement les Thermes La Roche Posay font découvrir aux médecins et aux soignants leurs établissements thermaux ainsi que les différents soins de support proposés à la station, afin de faire connaitre aux plus nombreux les bienfaits de l’eau de velours.
A l’occasion de l’accueil d’un groupe de socio-esthéticiennes CODES le 27 juin dernier, les thermes La Roche Posay se sont questionnés sur ce métier passionnant.
Interview de 4 socio-esthéticiennes avec leur parcours plutôt atypique :

 

 

 

Aurore FAYOLLE Socio-esthéticienne depuis 2012 :
– Comment êtes vous devenue socio-esthéticienne ?
« C’est grâce à mon vécu personnel, je suis depuis mon enfance une « grand brûlée», j’ai été en contact avec plein de dermatologues, kinés etc. Ce qui m’a donné envie de faire de l’esthétique. J’ai été responsable d’un Spa et au bout de 7 ans je me suis dit que c’était le moment de me lancer dans la socio-esthétique. J’ai beaucoup été en contact avec des personnes atteintes de diverses pathologies. J’ai eu envie d’avoir plus de bagages et d’approfondir le côté psychologique »
– Quelle est votre patientèle ?
«  Vraiment diverse, des personnes avec la maladie d’Alzheimer, atteints d’un cancer,  atteints de la maladie de Hodchkin, avec des jeunes déscolarisés etc.
Je propose des soins du visage, des massages, selon le type de personne je fais du conseil en image, du « relooking » pour aider à se sentir mieux. »

Aurore Faylolle, socio esthéticienne

Emmanuelle BON GIRAUD, socio-esthéticienne à la SEMEH (soin esthétique de mieux être à l’hôpital) au centre Henri Becquerel
– Quel est votre parcours ?
« Avant j’ai été 25 ans éducatrice spécialisée, ce pour quoi je suis arrivée à la socio-esthétique c’est que tout simplement dans mes 2 derniers établissements  j’ai travaillé avec des personnes atteintes de déficience sensorielle et des personnes en situation de handicap physique (trauma crânien, AVC, etc.). J’ai travaillé sur l’image et l’estime de soi et très modestement  j’ai fait un petit salon esthétique et bien-être sans avoir de formation particulière.
J’ai déménagé sur Rouen et je me suis questionnée sur une reconversion. J’ai repassé mon CAP esthétique à  45 ans. Puis après 2 ans d’expérience j’ai fait l’école du CODES.
Pour l’instant je travaille en tant qu’auto entrepreneur pour l’association SEMEH et je ne travaille qu’avec des personnes atteintes d’un cancer. »
– Dans quel autre univers médical souhaitez vous développer votre profession ?
«  Dans beaucoup de pathologies, j’aimerais me tourner vers le social et travailler auprès de femme et de mère. »
– Sur le plan humain, que vous apporte cette profession ?
« Ça m’apporte une richesse énorme ! De très belles rencontres car avant d’être des patients ce sont des personnes. »
– Qu’est ce que vous apporte la découverte des Thermes La Roche Posay ?
Il  y a besoin d’un après. Ce corps a été malmené et en même temps soigné par le médical. Il faut qu’elles se réapproprient un corps, une notion de bien-être et  de plaisir qu’elles ont perdu pendant les traitements. A l’hôpital, en tant que socio-esthéticienne on essaye de les accompagner mais dans le cadre d’une cure à La Roche Posay on peut vraiment les aider à rebondir.
Emmanuelle Bon Giraud, socio esthéticienne

Emmanuelle Bon Giraud, socio esthéticienne


Véronique Lavigne, Socio-esthéticienne depuis 2009 diplômée de CODES du CHU de Tours.
« J’exerce depuis 2009 au sein d’une association qui s’appelle « Instant de beauté ». Cette association a crée un lieu de ressourcement dédié aux personnes malades du cancer. Moyennant une cotisation à l’association, les bénéficiaires ont droit à 6 séances de soin individuel et ont accès aux différents ateliers collectifs (cuisine, atelier maquillage correcteur, conseil en image, etc.)
On propose des soins du visage, des massages du corps, manucure, maquillage, etc.
J’interviens également en maison d’arrêt, en quartiers femme. Cela permet à ces dames de prendre soin d’elles car l’incarcération est désocialisant et la féminité est mise à mal. Elles n’ont pas accès à l’hygiène comme elles le souhaiteraient. Elles ont une image dégradée de leur vision corporelle et une mauvaise image d’elle-même. Par les soins que je réalise en atelier collectif, elles prennent soin d’elles, cela libère la parole et créer une solidarité et une forme d’entraide, ça favorise les échanges.
Je leur donne aussi des astuces car elles n’ont pas accès aux produits comme un gommage avec de l’huile et du gros sel etc.
Je ne m’adresse pas à la détenue ou à la personne malade mais à la femme et c’est important dans une démarche de réappropriation de leur corps et de reconstruction de soi. Etre considéré avant tout comme une femme.
J’interviens également pour un 3ème public qui concerne la violence conjugale dans un CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale) qui accueille les femmes avec leurs enfants. Là bas grâce au soutien de la division LUXE de l’Oréal et de la fondation Orange nous pouvons prendre en charge ces femmes et avoir une cabine de soin équipée pour réaliser principalement des soins individuels, et leurs donner des conseils. »
Veronique lavigne, socio esthéticienne

Veronique lavigne, socio esthéticienne

Camille Mathieu, socio esthéticienne depuis 2012, Hôpital Pellegrin à Bordeaux
« Je travaille principalement avec deux associations en oncologie pédiatrique par le biais de la Ligue Contre le Cancer mais aussi en hôpital de jour par le biais de l’association Aladin qui réalise le rêve des enfants. Je collabore aussi avec Maharadja (maison aquitaine ressource pour les adolescents et les jeunes adultes) c’est un espace entièrement dédié aux adolescents en oncologie. »
– Les soins de socio-esthétique pour les enfants et adolescents consistent en quoi ?
« Je leur propose des massages détente, des soins des mains et des pieds, du maquillage correcteur etc.
Mais on s’adapte en proposant par exemple des vernis avec des motifs, des tatouages pour les garçons car j’essaie d’aller voir tout le monde et d’être attentive à tous.
Je vais également à domicile grâce à la Ligue car il y a des adolescents qui ne peuvent pas être présents les jours où je suis à l’hôpital.
Cela leur permet de mieux se reconnaitre dans leur corps qui a été meurtri par la maladie, car ils ne se retrouvent plus, ils ont perdu leurs cheveux, cils, sourcils ils sont « perdus ». Je commence donc par de la détente et petit à petit on va jusqu’au maquillage ou petit dessin. Un maquillage qui permettra de les mettre en valeur et de les faire rêver, ce qui leur permet de s’évader».
Camille mathieu, socio esthéticienne

Camille mathieu, socio esthéticienne


la roche posay

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Article publié le 17/07/2013
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